08 juin 2011

Un espion à la chancellerie - Paul C. Doherty - 10/18

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Résumé: Du rififi en Albion ! Les aventures du clerc de justice Hugh Corbett se déroulent dans l'Angleterre de la fin du XIIIe siècle, sous le règne du roi Edouard Ier.
Le décor est planté pour découvrir l'une des séries historico-policières les plus ébouriffantes de la littérature. Détective émérite, Hugh se voit confier les missions les plus délicates. Moitié James Bond, moitié commissaire Maigret, Corbett et son fidèle second Ranulf affrontent aussi bien les rues sordides et humides de Londres que la traîtrise des cours royales d'Europe.

 

Mon avis: Découverte de Paul C. Doherty et de ses héros Hugh Corbett et Ranulf.

J'ai eu assez de peine à rentrer dans l'histoire. Je trouvais que l'histoire se marchait dessus et je m'ennuyais. Puis, après 50 pages, impossible de refermer le livre. Les éléments se sont enchaînés les uns aux autres, Hugh Corbett devenait un personnage plus consistant et intéressant. Les lieux où se passaient les actions changeaient aussi. Bref, j'ai eu peur d'être déçue, au final, il n'en est rien.

Le style de l'auteur est très agréable, fluide, sans descriptions éternelles et étouffantes. Il n'y a qu'à se laisser aller.

J'ai beaucoup aimé Hugh Corbett, qui est très humain et non un super-héros du XIIIème siècle. Il a peur, s'enfuit en courant si besoin, sait se taire quand il faut au lieu de crier à tort et à travers, est malade aussi, fatigué ou susceptible, amoureux, s'ennuye. Bref, même si à la fin, le gentil, c'est-à-dire Corbett gagne et trouve le traître, il ne donne pas l'impression durant tout le livre de maîtriser et de surclasser tout le monde.

Ranulf est, dans ce tome en tout cas, plus là pour nous empêcher de dire que Corbett est seul ou alors pour réconforter toutes les célibataires d'Europe. J'espère qu'il aura plus de consistance dans les prochains tomes!

Enfin, l'histoire elle-même. Elle n'est pas très compliquée, on comprend tout, il n'y a pas de zone d'ombre. Toutefois, l'importance se situe plutôt dans la manière de la raconter et comment Corbett la vit. Hugh Corbett observe énormément autour de lui et joue sur les mots, le comportement pour parvenir à ses fins. En un mot, il est rusé. Il met beaucoup ses pensées par écrit, afin de les mettres en ordre et sait attendre, car rien ne sert de se presser et de tout faire basculer. Observation et attente. Cela peut donner une impression de longueur au récit, mais il n'en est rien. Je rappelle que le livre fait 200 pages. Il est dur de s'ennuyer, au bout du compte.

Posté par samlor à 12:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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