29 juin 2011

La pension Marguerite - Metin Arditi - Babel

 

27x44o

Résumé: Alors qu'il est à Paris pour un concert, Aldo Neri, violoniste virtuose, reçoit à son hôtel une enveloppe. Un certain Docteur Rey, psychiatre et psychanalyste, lui transmet une liasse de feuillets manuscrits, rédigés par sa mère, Anna, pendant son analyse. Ces notes couchées sur papier au hasard des souvenirs, parfois hagardes, détiennent-elles la clé du suicide de sa mère dans une chambre d'hôtel sordide de Berlin, cinq ans auparavant ? Pourquoi Berlin ? Rongé par la curiosité, terrifié, aussi, par ce qu'il pourrait découvrir, Aldo se lance dans une lecture compulsive de ces notes, malgré les mises en garde de Rose, son épouse qui est aussi sa luthière.

 

Mon avis: J'ai choisi ce livre totalement au hasard. Je devais aller à une réunion de la rentrée littéraire Actes Sud avec comme invité, parmi d'autres, Metin Arditi. Je me suis dit que c'était l'occasion de découvrir cet auteur.

Lire ce livre en aimant la musique, le violon est un plus. Mais de loin pas indispensable pour apprécier l'histoire. Car l'important ici n'est pas la musique, le talent ou le succès, mais plutôt l'intérieur même de l'être humain.

Aldo est quelqu'un de secret qui traîne un lourd passé derrière lui. Un passé qui lui lie les mains, l'empêchant d'être libre et d'exister vraiment. Ces feuilles qu'il reçoit, avec le récit autobiographique de sa mère, le remuera au plus profond de lui-même. Ce qu'il voulait oublier, ce qu'il voulait savoir et qui ne lui avait jamais été révélé... Tout y est. Et ceci se passe au moment où sa carrière musicale stagne un peu, où la presse le remet en question.

Ce sera l'occasion unique pour Aldo de se remettre en question, de réfléchir sur sa vie, ses choix, ses actes, ses paroles et son violon aussi! Car sa musique n'est que le son de ses émotions intérieures, même s'il ignore leur existence.

Rose, sa femme, pourra aussi faire son chemin là-dedans. Car elle aussi a ses secrets, son passé qu'elle enterre en se consacrant corps et âme à son mari, Aldo.

La fin est peut-être brève, soudaine. J'ai été un peu prise de court en arrivant à la fin, car j'aurai voulu en savoir plus. Dans un certain sens, cela laisse la porte ouverte à l'imagination.

Et cela ne m'a de loin pas empêchée d'apprécier ce livre! Une magnifique histoire de vie au sein de la musique!

Posté par samlor à 13:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


Commentaires sur La pension Marguerite - Metin Arditi - Babel

Nouveau commentaire